| Human Rights Watch pour la liberté de critiquer l’Islam |
| Samedi, 07 Avril 2012 23:30 |
Elle souligne «Mejri et Beji ont peut-être choqué certains Tunisiens par leurs publications, mais ce n’est pas une raison de les emprisonner (…) L’Assemblée nationale constituante devrait rédiger une constitution intégrant de solides garanties à l’égard de la liberté d’expression et de conscience, qui fourniront une base solide pour abolir la peine d’emprisonnement visant les délits d’expression non violents». Pour rappel, deux jeunes Tunisiens originaires de Mahdia, Jabeur Mejri et Ghazi Béji ont été condamnés à 7 ans et demi de prison et à payer une amende de 1200 dinars, pour avoir publié des caricatures et des écrits considérés comme offensants envers le Prophète de l’Islam. Dans un communiqué publié le 6 avril, Human Rights Watch rappelle que «le comité des droits de l’Homme des Nations Unies a considéré que le droit à la libre expression protège les discours qui pourraient être jugés insultants ou blessants par les fidèles d’une religion particulière, à moins que ces discours reviennent à un «appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l'hostilité ou à la violence ». En somme, pour respecter les prescriptions du comité des droits de l’Homme des Nations Unies, le gouvernement tunisien devrait permettre l’offense aux symboles religieux, y compris islamiques, tant qu’il ne s’agit pas clairement d’un appel à la violence. Mais dans la situation tunisienne actuelle, en permettant la diffusion de textes tournant en dérision la religion, ne risquerait-on pas, justement, de provoquer des flambées de violence? Moez E.K Facebook Social Comments Box for Joomla |