Lerpesse inoculé aux internautes tunisiens
Lundi, 18 Novembre 2013 09:39

«Un avion Tunisair décolle à l’heure. La compagnie s’excuse et s’engage à rembourser les 43 passagers qui ont raté leur vol». «Béji Caïd Essebsi et Ahmed Mestiri seraient demi-frères». «Loi des finances 2014: Fakhfakh « Vers l’introduction d’une nouvelle taxe sur les petites voitures radiocommandées». Des exclusivités uniques en leur genre publiées par Lerpesse.com, le nouveau webzine tunisien satirique que les internautes ont découvert le dimanche 17 novembre.

Un journal en ligne qui marche sur les pas du Gorafi, et de Jeune Tafrique, et dont le nom adopté pastiche «La Presse». Pour nous livrer de vraie-fausses informations déjantée mais plus réalistes que nature. Emballées dans une langue savoureuse, rehaussant le goût de ces canulars et les pimentant à une sauce bien de chez nous. Renouant au passage avec une longue tradition de presse humoristique qui s’est effilochée au fur et à mesure de l’installation de la dictature. Et le succès a été immédiat, en atteste le buzz suscité par ces articles tragicomiques sur les réseaux sociaux. C’est que le virus de Lepresse est hautement contagieux.

 «Dans un contexte de tension politique permanente, l'apparition de LerPesse sur la scène médiatique tunisienne a été quasi-naturelle. Une équipe de faux journalistes d’investigation et de charlatans de terrain vous offre courageusement un travail minutieux et rigoureux» souligne le site dans sa présentation.

Pas plus faux qu’ailleurs serions-nous tentés d’ajouter. Et sûrement pas moins «minutieux et rigoureux» que  certains journaux dits «sérieux» mais qui versent dans l’intox délibérée.  Bienvenu à Lerpesse, donc,  qui apporte, par son humour ébouriffant, une véritable bouffée d’air frais dans une atmosphère aussi confinée que polluée.

Soufia B.A

Lerpesse inoculé aux internautes tunisiens