Samedi, 08 Décembre 2012 17:18

radhia-nasraoui«Les pratiques de la torture se poursuivent en Tunisie sous des formes aussi terrifiantes que barbares et ne sont pas moins importantes que celles adoptées avant le 14 janvier». C’est ce qu’a affirmé Radhia Nasraoui, la présidente de l'association tunisienne de lutte contre la torture, lors d'une conférence sur le thème de l’impunité, organisée à Tunis, ce samedi 8 décembre.

 «Ces pratiques continuent en toute impunité, à l'exception de certains cas», a-t-elle relevé. Pour l'expert en médecine légale Ahmed Ben Nasr, « l'impunité représente un grand obstacle à la lutte contre la torture », dans la mesure où les victimes et leurs familles font souvent appel à la justice pour éviter toute forme de menace ou de pression. Quant à la psychiatre Anissa Bouasker, elle a affirmé que « l'interdiction aux victimes de parler des formes de la torture qu'elles ont subies est beaucoup plus grave que la torture elle-même», faisant état, à ce propos, des séquelles psychologiques et traumatiques que peut garder la torture.

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Tortures «terrifiantes» dans la Tunisie d’après la Révolution
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