Mardi, 22 Janvier 2013 20:46

hackers-tunisie@FHDoubs, le compte Twitter qui a servi à François Hollande, l’actuel président français, lors de sa campagne électorale dans le département du Doubs, a été piraté. Mis en veilleuse depuis le 5 mai, voici que ce compte affiche depuis dimanche 20 janvier, un bien curieux message. Le voici :

L’auteur de l’attaque n’est autre que Tunisiano, qui twitte désormais des messages opposés à l’intervention militaire française au Mali. Sur le profil, la photo de François Hollande a été remplacée par un cliché en noir et blanc, celui d’un homme dont le visage est caché sous le rebord de son chapeau. «Tunisian black hat» est passé par là.

hacker-tunisM. Nicolas Bodin, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste français dans le département du Doubs  révélera dans le Nouvel Observateur que ce même Tunisiano a également hacké les comptes Gmail et Facebook correspondants. Le pirate aura même publié une capture d’écran de la boîte aux lettres électronique. Mais contrairement au compte twitter, la boîte mail et le compte Facebook ont été entretemps récupérés par leur propriétaire.

Certes, le compte  @FHDoubsne compte que 300 followers, contre plus de 500 000 pour @fhollande, qui sert actuellement aux services de la présidence française.

Sauf qu’il ne s’agit pas de la seule contre-offensive cybernétique visant la France, depuis son offensive saharienne. Différents groupes de hackers ont en effet pris pour cible l’hexagone.

Cyber-attaques en vrac

Le samedi 12 janvier, quelques heures après le déclenchement de la guerre, le site officiel français de la Délégation à l'information et à la communication de la défense, a également été la cible d'attaques informatiques.

Les pirates ont lancé une attaque par déni de service (denial of service attack, DoS) pour submerger le site web de demandes d'accès avec pour objectif de provoquer sa fermeture. Pour les responsables français, qui n’ont pas encore pu délimiter avec précision l’origine de l’attaque, cette offensive pourrait être menée à partir de la Tunisie ou de l’Algérie.

Le mardi 15 janvier, les attaques ont aussi visé un site annexe du service historique de la Défense. Le site web a été mis hors ligne, et une liste de mots de passe de chercheurs a été «visitée». Et là aussi, les Français soupçonnent une origine maghrébine à ces attaques.

Dans la soirée mercredi 16 janvier 2013, le site internet du député socialiste Pierre-Alain Muet avait cédé la place à un message critiquant l’offensive militaire française.

Et depuis le déclenchement des hostilités au Mali, le portail Zataz, dédié à la cybersécurité, recensera pas moins de 900 attaques venant de différents pays arabes, visant des sites français, dont des portails relevant des services de la police, de prestigieuses grandes écoles et d’universités.

Moez E.K

Hackers de Tunisie contre l’offensive française au Mali
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