Mardi, 09 Avril 2013 22:40

zwewlaC’est le mercredi 10 avril que le tribunal de première instance de Gabès, donnera son verdict dans l’affaire Zwewla. Après le procès des rappeurs, condamnés pour avoir été remerciés dans un générique, voici que deux jeunes artistes, Oussema Bouagila, 25 ans, et Chahine Berrich, 23 ans, risquent une peine de prison pour avoir tagué un mur à Gabès.

Ils ont été arrêtés le 3 novembre 2012 après avoir été surpris en train d'écrire, sur le mur d'une université, des slogans soutenant les zwewla, tous ces oubliés de la Révolution.

Ils sont ainsi accusés d’avoir «tagué sans autorisation des murs de bâtiments publics», d’avoir «violé l’état d’urgence», et enfin, de «propager de fausses informations portant atteinte à l’ordre public». 

Un communiqué du collectif Zwewla précise que ces «fausses informations portant atteinte à l’ordre public» sont des slogans tagués où figurent des phrases comme «Le pauvre est un mort-vivant en Tunisie» et des considérations du même genre sur l’existence des plus démunis dans notre pays.  

Dans un communiqué publié le 22 janvier d'Amnesty International souligne que les deux artistes «ne doivent pas être emprisonnés pour avoir exercé leur liberté d'expression».

Et pour le coup, Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG est sans équivoque. Selon lui, «ces hommes ne doivent pas faire l'objet de poursuites pénales pour ce que disaient leurs graffitis. Il est injustifiable de les menacer de peines d'emprisonnement simplement parce qu'ils ont exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression».

Zwewla, la liberté d’expression encore devant le tribunal
Bannière
Bannière

Annonces

Suivez-nous !

MagZik

Top 5 de la semaine

    Vos amis apprécient...

    You are here: